Aujourd’hui, je m’interroge sur une citation de Confucius :

« Le Maître dit: « Un gentilhomme d’idéal, un homme pleinement humain ne cherche jamais à sauver sa vie au dépens de la vertu d’humanité. Il est des circonstances où il sacrifie sa vie pour que s’accomplisse cette vertu » »(De l’humanité et de la Vertu).

En entrant en méditation ce matin, cette phrase m’est revenue à l’esprit. Comment grandir en humanité sans éprouver la douleur que nombre d’entre nous ou tout simplement que le monde vit ? Comment continuer à vivre dignement sans s’intéresser pleinement à l’autre, à ses difficultés, à son accomplissement, à ses joies… La douleur s’avère parfois un tremplin pour grandir en vertus et dépasser l’égoïsme qui stagne intérieurement. Car ne nous leurrons point: il est rare de trouver dans ce monde des Hommes qui soient nés bons, chacun aspire à réussir sa vie. Mais qu’en est-il de la vie sage ? de la vie bonne ? Celle qui ne cherche pas à séduire ou à se mettre au-dessus de l’autre à tout prix mais bien à entrer en contact avec l’autre, le vivant, dans le calme, la sérénité, le vivre ensemble. Nul n’est parfait et heureusement la vie regorge d’occasions pour s’améliorer, pour grandir et faire le bien autour de soi. La vie serait bien plate si tout était déjà parfait. La citation de Confucius m’amène à penser au serment de Jésus dans l’Evangile de Mathieu (16:25): « En effet, celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie pour moi la retrouvera ». Perdre sa vie… pour grandir et se retrouver ensuite, qu’est-ce que cela vous évoque ?

Bon dimanche,

Clémence

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