Et si le passage de la montagne nécessitait d’abord l’intégration du premier pan de celle-ci ? Il m’arrive souvent sur mon chemin de choisir les sentiers les plus escarpés, les faces Nord périlleuses. Je remarque à plusieurs reprises que le choix d’un chemin peut se porter à la fois sur une longue montée sécurisée ou sur un couloir qui demande, du coup, d’être assuré. Mon interrogation porte ce matin sur l’intégration des parts d’ombre de l’être. Et si l’erreur en soi devenait un passage pour grandir sans se réprimer ? Et si prendre le couloir de la face Nord d’une montagne, comme pourraient le faire des alpinistes chevronnés, ne représentait pas un danger en lui-même mais une bénédiction? La vie est belle et bien faite. Même lorsque je crois être seule pour affronter ou surmonter une partie de mon être, la vie place toujours sur mon chemin la bonne personne qui va pouvoir m’assurer et passer ensemble de l’autre côté. J’exprime ici une forme de gratitude pour les obstacles de la vie. L’erreur est à mon sens, fondamentale pour grandir en conscience. Sans erreur, tout serait parfait et l’évolution ne pourrait pas être au rendez-vous, qui se base avant toute chose sur la rencontre. Les endroits les plus lumineux sont également ceux qui reflètent le plus d’ombre. Une invitation à la prudence, donc, plus qu’à la méfiance, car l’on ne saurait jamais trop retomber d’une aventure exaltante.

Bonne journée,

Clémence

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