Aujourd’hui, c’est la fête du pardon d’Assise célébrée dans le monde entier. Pardonner à son prochain ou à soi-même est un long processus, à la fois de discernement, de compréhension profonde, d’auto examen, de méditation… La grotte des innocents de Bethleem offre à chaque enfant innocent de méditer et de pardonner à son agresseur. Certes, avoir mal s’avère légitime quand la douleur infligée dépasse la cruauté. Parfois, nous pouvons aussi nous complaire dans notre propre douleur et y rester figé. Cela affecte alors notre environnement, nos relations se dégradent, la vie devient ingrate, nous nous leurrons sur notre sort.
Et puis un jour, une lumière apparaît. Celle d’accepter pleinement la douleur, de la ressentir, de méditer dessus et d’en faire offrande à la vie. La chrétiens méditeront d’abord la souffrance du Christ sur la croix, calomnié, humilié… puis leur propre souffrance. Enfin ils méditeront sur la souffrance de l’humanité, ce qui permet de s’ouvrir aux autres et de relativiser sur ce que l’on ressent. Cela aide également aux sentiments délétères de colère, de vice, de vengeance d’être libérés et transformés en amour et en pardon pour son prochain.
« Amor Fati », l’amour du destin de Nietzsche aide à prendre de la hauteur, à relativiser le mal vécu pour en trouver la force et grandir. Spiritualité et philosophie vont dans le sens de la vie vertueuse, du bien envers autrui, d’un comportement plus juste au regard de la société.
Aujourd’hui, je décide de dire un grand OUI au pardon.
Belle journée,
Clémence
