La douceur n’est-elle pas le fruit d’une âme qui a pardonné ?
Il arrive parfois que le chemin soit flou, que les contours ne soient pas encore visibles, qu’une partie du soi ne se soit pas encore exprimé. Sénèque disait dans La brièveté de la Vie: « Vous vivez comme si vous deviez toujours vivre; jamais vous ne pensez à votre fragilité ». L’environnement est parfois source d’assiègement, de lourdeur, de grossièreté. Il ne tient qu’à nous de nous en libérer et de tendre vers plus de finesse, d’harmonie, d’amour, de joie… On a souvent dit de moi que je suis une bisounours qui ne voit que le positif. Mais c’est bien parce que j’ai eu à connaître à plusieurs reprises la noirceur de ce monde que la beauté peut m’apparaît aujourd’hui.
« On ne voit bien qu’avec le coeur » disait Saint Exupéry. Le coeur est le reflet même de la beauté du monde. Sans cœur, le monde devient froid, fade, triste, sans vie, fragile… il nous importe de cultiver les choses belles et heureuses, les simplicité du quotidien qui rend l’existence pleine de bonté. L’harmonie n’est pas un don en soi, elle se cultive, s’apprend, se partage mais surtout se vit au plus profond des racines humaines. Car oui, l’incarnation se cultive dans le corps pleinement ancré dans le monde et non dans un idéal exalté d’incertitudes et d’hypothèses.
Belle journée,
Clémence
