« Et, à vrai dire, le péripatéticien Lykos disait, comme Leucime, que la joie authentique est le but de l’âme : c’est la joie que procurent les choses belles. » Leucippe
Le vide constitue majoritairement l’univers. De l’infiniment petit à l’infiniment grand, il n’y a qu’un pas. Des étoiles les plus lointaines aux particules subatomiques qui constituent la matière, le vide. Et pourquoi avons-nous tant peur du vide, du néant puisqu’il est présent ? De telles angoisses sont telles réalistes? Si l’on en croit Leucippe, le but de l’âme serait la joie authentique. Cela implique de dépasser les multiples peurs et doutes auxquels nous faisons tous face au sein de l’existence terrestre. Si vaste est l’univers, cependant parfois oublié pour s’enfermer dans des fables, des dogmes bien plus rassurants. La vraie joie provient de la contemplation des choses de la vie, de la nature, de l’émerveillement. Mais pour contempler, il faut savoir s’arrêter.
Comment agir si l’arrêt signifie le vide, le rien, le non-être ? C’est ici que tout prend sens. S’arrêter pour voir, ressentir dans le présent, dans l’instant, l’immensité de l’univers, se faire humble et petit par rapport à la Grandeur. Dans l’ici et maintenant, la joie peut dès lors apparaître. Il est difficile de voir et de ressentir au-delà de la simple apparence matérielle, physique. Non plus une opposition marquée mais un non-attachement nuancé. Grandiose est la physique, la science a toute sa place, non pas pour tout comprendre mais pour mieux ressentir et admirer l’inimaginable, qui se trouve, ne sait-on jamais, dans une abysse profonde.
Clémence
