C’est un oui. Le plaisir est-il nécessaire à l’évolution de l’Homme ? Que ce soient de petits ou grands plaisirs, le plaisir de manger, d’échanger, de prendre la parole, de dormir, d’observer la nature ou encore le plaisir d’une satisfaction. Ne sont-ils pas le résultat de la sensation, de l’agréable au corps, de la vie en elle-même ? Tout cela à ne pas confondre avec le désir. « Je désire découvrir le monde », « je désire devenir un tel », « je désire travailler et gagner ma vie en tant que… ». Ce matin, j’étais à un café philo. Le thème choisit fût « la rencontre ». Un exemple qui m’a marqué est celui-ci: lorsque désir il y a de découvrir les autres et le monde, il faut oser ouvrir la porte de l’inconnu, sortir, descendre de sa maison, de la part connue de son être pour aller vers l’inconnu, pour rencontrer l’art, la culture, ce qui peuple le monde. Et de là pourrait découler l’étrange et agréable sensation d’exister dans le monde, d’y prendre sa place, de voir au-delà de sa zone de confort. Mais pour cela, un désir doit naître du plus profond de l’être, un feu si ardent qu’il est impossible de ne pas y répondre. Tout cela alors même qu’il peut très bien y avoir des plaisirs au sein même sa propre existence, sans chercher à en changer. Ma réflexion aujourd’hui porte sur le fait que pour découvrir le monde, il faut d’abord se mettre en chemin, dépasser les obstacles, voire la prison interne de l’être qui peut maintenir enfermé pour ensuite s’émerveiller de la beauté du monde. Qui n’est autre que mon point de vue…
Bon dimanche,
Clémence
