À ceux qui pensent que les animaux de la SPA sont « déstabilisés » :
Comment peut-on prononcer de telles paroles face à des êtres vivants qui, la plupart du temps, n’ont rien demandé ? Ces animaux, chiens, chats et tant d’autres, se retrouvent derrière les barreaux parce qu’ils ont eu le malheur de croiser la route de personnes incapables de s’en occuper.
Je vous réponds que ces animaux ont tout autant de mérite, sinon plus, que ceux que vous achetez en animalerie.
Ils n’ont besoin que d’une chose : l’amour.
Alors, au lieu de les critiquer ou de les sous-estimer, allez donc à leur rencontre. Touchez du doigt leur détresse, et vous découvrirez, à votre grande surprise, toute la tendresse, la joie, la gratitude infinie qu’ils portent encore en eux malgré les blessures.
Savez-vous que pour beaucoup, 30 minutes de balade par semaine représentent un luxe inestimable ? Quelle normalité, dites-vous, de les voir parfois « différents », quand ces beautés à poils courts ou longs ont vécu l’innommable : enfermés dans leurs excréments, abandonnés des jours entiers, attachés à une laisse trop courte, ou encore laissés dans un jardin, seuls, sans amour, avec juste de quoi survivre ?
En France, la maltraitance animale est punie de trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende au maximum. C’est bien peu, face à la souffrance qu’ils endurent, et au peu de remords de certains de leurs bourreaux.
Alors réveillons-nous.
Apprenons à voir dans nos compagnons à quatre pattes non pas des objets, mais des êtres vivants à part entière.
Ils ressentent la peur, la joie, la tristesse, la gratitude. Comme l’a si bien montré le philosophe Frédéric Lenoir dans sa Lettre ouverte aux animaux, ils sont porteurs d’une grande sagesse, trop souvent silencieuse, et d’un amour inconditionnel dont nous aurions tant à apprendre.
Clémence Adélaïde.
