« A la vérité, pour s’apprivoiser à la mort, je trouve qu’il n’y a que de s’en avoisiner » Michel de Montaigne (Essais, Livre II, ch.6)
Pourquoi la mort nous angoisse-t-elle tant ? Le gouffre de sa représentation est en soi effrayant: un abysse, les ténèbres, la vie sans vie. Il n’est pas envisageable de mourir car cela signifie la fin d’une existence matérielle, de ce que la vie a à offrir superficiellement. Certes, tout cela est le reflet de la première vie d’un être humain.
N’existe-t-il pourtant pas une autre dimension, spirituelle, vivante où l’émerveillement en serait les prémisses ? Point d’extravagance, mais simplement poser un regard nouveau, empreint d’amour, de joie, de vie sur les choses simples de l’existence.
Entrer dans un champ nouveau, plein de fleurs, où les rayons du soleils illuminent la Terre de sainteté, où les graines sont arrosées par l’eau de pluie, où la vertu prime sur le vice. Faire face à la vie et ascensionner vers une existence pleine de sens, dénuée de faux semblants, de craintes futiles, pouvant amener à une forme d’abnégation. Sacrifier une vie de futilité pour grandir vers une vie d’amour pour les autres, d’ouverture de coeur, d’altruisme, de vérité. Mais attention, ne nous leurrons pas, la recherche de la vérité a un prix. Elle requiert de délaisser les masques, les illusions, les faux-semblants, de peut-être perdre des amis, de se faire des ennemis. Non pas simple à vivre mais un combat de chaque instant qui amènera, sans nul doute, à une vie de plénitude, de patience, de paix intérieur.
La recherche de la vie est une forme de recherche de vérité à chaque instant, avoisinant la mort sans jamais lui faire face.
Clémence
