Garder la foi en l’imprévu: le chaos.
Parfois, le chaos revient. L’imprévu sursaute au moment où l’on s’y attend le moins, il bouscule, renverse, piétine, amorce, creuse. Et si au lieu de le fuir, on essayait de l’embrasser ? Et si plutôt que de le renier et lui fermer la porte au nez, on l’accueillait comme un ami, on lui disait « entre, bienvenu à la maison ». Car comme le stipule la 2nd loi de thermodynamique, il faut de l’énergie pour mettre de l’ordre dans le chaos ! Il en va de même pour l’être intérieur. Là où il y a chaos à l’extérieur, il y a par effet miroir chaos à l’intérieur. Et pourtant, l’espace ne pourrait être rangé sans désordre, la puissance n’existerait pas sans l’impuissance, la joie sans la tristesse, l’amour sans la haine, la vie sans la mort… Même la pensée a du mal à se mettre en ordre dans un environnement éparpillé.
Alors si chaos tu adviens, je me promets de t’accueillir, de ne pas te refouler comme j’ai pu le faire à de nombreuses reprises dans le passé. Je me promets de continuer à grandir à tes côtés, à espérer, à rencontrer le miracle dans les moments les plus incertains et à te dire « je t’aime ».
Le désordre engendre naturellement de l’entropie et donc tend à accroître le chaos. Vive l’ordre et la structure de la matière.
Clémence
