Oui à la peur

Oui à la peur. La peur est souvent motrice, créative, salvatrice. Elle anime l’action, porte un projet, entraîne, donne du mouvement. Loin d’être une faiblesse, l’angoisse peut déstabiliser mais aussi aider à rebondir. Les moments de doutes sont propices à la remise en question. Alors bien-sûr, il ne faut surtout pas se laisser envahir par ses peurs, mais en faire un tremplin, une marche vers la suite. Transformée en amour, l’énigme et le labyrinthe deviennent terrain de jeu, exploration, rationalité ! Je nous souhaite d’amadouer nos peurs, de les orienter vers l’avenir, la construction. De se donner une direction claire et de ne plus en déroger. Je nous souhaite de ne pas prendre pour acquis ce qui existe déjà mais de constamment se réinventer, créer, éclairer, avancer et ne plus reculer. Bonne journée, Clémence

« Tant que nous nous situons à l’extérieur de la mort et que nous la voyons du dehors, elle est de la plus grande cruauté. Mais dès que l’on se tient à l’intérieur de la mort, on éprouve un sentiment si profond de totalité, de paix et d’accomplissement que l’on voudrait ne plus en revenir. J’ai en effet souffert, lors du mois qui a suivi ma première vision, de profondes dépressions car je sentais que je guérissais. C’était comme si je mourais. Je ne voulais pas vivre et retrouver cette vie fragmentée, restreinte, étroite, quasi mécanique, où l’on est soumis aux lois de la pesanteur et de l’attraction, où l’on est prisonnier d’un système tridimensionnel, constamment entraîné avec d’autres corps dans le tourbillon du fleuve impétueux du temps. Là-bas, c’était la plénitude, c’est-à-dire l’accomplissement, le mouvement éternel (et non le mouvement dans le temps). » a écrit Carl Gustav Jung suite à son expérience de mort imminente. Tout est dit…
Oui à la grâce
Oui à la grâce. J’ai pour coutume de dire que ce n’est pas nous qui choisissons la grâce, mais c’est la grâce qui nous choisit. Alors se pose la question de la volonté. Vais-je ouvrir la porte et répondre à l’appel ? Vais-je laisser entrer la lumière dans ma vie ? Est-ce que je préfère rester dans l’accoutumance ou vais-je dépasser les peurs, les doutes pour grandir en conscience ? Bonne réflexion Clémence
Un bout de mon parcours

« Ce n’est pas en regardant la lumière que l’on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité » Carl Gustav Jung Aujourd’hui, je vous parle un peu de mon histoire. En 2022, je vis un rapide et brutal éveil de conscience. Tout s’enchaîne. Alors que j’étais ingénieure et gravissais plusieurs montagnes par semaine pour m’entrainer pour des courses de trail, m’a vie s’effondre. 4 mois plus tard, je découvre une réalité que je n’avais jamais perçue auparavant: une réalité multidimensionnelle, au travers de nombreux signes qui me guident sur mon chemin. La physique quantique et la spiritualité m’aident à trouver du sens à toutes ces expériences. Je comprends rapidement que science et conscience sont réunissables grâce à un élément: la foi. La vie est bien plus grande que ce qu’on ne le pense et elle mérite d’être vécue. Je me promets alors d’aller toujours au-delà de mes propres limites et de cheminer vers la transcendance. Ce chemin me mènera à vivre un processus d’individuation, notion créée par Carl Gustav Jung, pour déconstruire de nombreux schémas fondés sur l’illusion, intégrer mon ombre, et tendre vers plus de vérités. Cette notion est fondamentale, car ce n’est pas en étant toujours positif que l’on peut espérer grandir, mais en traversant la douleur de son être et bien plus encore sans la refouler. Je nous souhaite de construire plus de ponts entre science et conscience afin de révéler notre véritable essence. Clémence
Oui à la fraternité

Oui à la fraternité. Aujourd’hui, croire est devenue une ode à la vie, une ode à la sérénité lorsque tout s’accélère. Par le passé, j’ai été traumatisée par la mondialisation, par la brutalisation digitale qui en émane et par le retrait de la vie qui s’installe dans un monde en déshumanisation. Les moments simples, délicieux, les plaisirs de la vie sont des instants sacrés de l’existence à ne pas sacrifier au profit du profit… De même que des moments riches en humanité ne peuvent se faire sans une grande présence d’une personne à une autre. De nombreux pays ont conservé des aspects fraternels et familiaux riches en valeurs, un ancrage solide que l’occident tend à perdre ou déjà perdu. J’insiste sur le terme de fraternité, qui n’est plus à sa juste place avec la digitalisation et l’individualisme grandissant au sein de la société occidentale. Je nous souhaite de retrouver une once de fraternité. Clémence
Oui à la différence

Oui à la différence. En ce moment, je lis Mes démons d’Edgar Morin. L’un des chapitres qui m’a le plus marqué est lorsque le penseur exprime ses contradictions, le combat mené jeune « entre désespérance et espérance », « De ce trou noir d’une densité infinie, d’un vide infini, viennent d’une part, désespoir et scepticisme, d’autre part, espérance et foi et cela a suscité, généré un dialogique: aucun des deux termes antagonistes n’a jamais été vaincu ni vainqueur totalement, ils ne se sont pas entre-amortis, entre-ramollis, ils ont commencé à dialoguer en se combattant, à devenir productifs, c’est-à-dire à produire ce que je pense, ce que je suis ». (P62, le travail des contradictions, Mes Démons, Stock). Les contradictions intérieures peuvent ne pas uniquement être à l’origine du chaos, mais produire un être, façonner une pensée, un dialogue interne, qui de prime abord s’apparente à un combat pour finalement engendrer de la douceur. En revenant au monde d’aujourd’hui et à l’accélération planétaire, j’y vois quelque chose d’unique: la vie n’est pas une ligne droite, mais construite de multiples façons. Des contradictions douloureuses et des différences peuvent résulter de multiples cadeaux: des idées nouvelles, une pensée créatrice, un dialogue interne entre ombre et lumière non plus néfaste mais riche, une vie non pas « facile » mais pleine de sens. J’ai longtemps rejeté certaines parties de mon être qui ne demandaient qu’à communiquer avec celle qui désirait avancer. En intégrant et en acceptant mon ombre, celle-ci est devenue une véritable force, une alliée à bon nombres d’obstacles et j’ai ainsi pu gagner en sérénité. Je nous souhaite d’embrasser nos contradictions. Clémence
Oui à l’émerveillement

Oui à l’émerveillement. Se laisser fleurir soi-même, revenir au centre, à la graine qui essaye de germer. Comment laisser s’exprimer une sensibilité dans un monde où le téléphone est presque devenue une bible ? Il convient parfois de s’arrêter, de prendre des temps de pause, de regarder le vivant en éternel mouvement. D’une fleur jaunâtre apparaît une abeille qui fera germer un multitude d’autres fleurs. La Nature est spiralée – l’essence même de la vie s’y trouve: le Tout. Mais le voit-on encore ? Pris dans l’éclat médiatique sans fin, dans la vie mondaine, dans les livres, dans le travail, nous oublions parfois de lever les yeux au ciel. Comme disait le Général De Gaulle: « Levez les yeux au ciel nocturne, c’est plonger son regard vers l’infini – ses dimensions en sont incompréhensibles et par conséquent sans signification ». Je nous souhaite de nous émerveiller de la beauté du Tout. Clémence
Oui à la colere

Oui à la colère. Je désire ici exprimer une colère que je porte en moi depuis tant d’années mais que je n’ai jamais vraiment pu exprimer librement. Alors je décide qu’aujourd’hui est le moment. Je suis en colère contre les injustices de ce monde, contre la violence faite aux plus vulnérables, aux enfants, aux femmes, aux hommes, aux animaux, à la terre en elle-même. Que de cruautés, de malheurs invisibles, de coups portés, d’animaux abandonnés chaque année, de femmes et d’enfants abandonnés par la lâcheté des hommes (sans faire de généralités). J’aimerais pouvoir faire fleurir cette colère que je porte en mon for intérieur, quelle devienne quelque chose de lumineux. Comment ? Je ne sais pas encore. Des pistes se dessinent doucement. Car n’oublions pas, la révolte est importante pour faire changer les choses, mais de préférence accompagnée de douceur et de rondeur, non pas pour faner dans le chaos mais pour grandir tel un arbre donnant des fruits au fur du temps vécu. Moi-même victime d’injustices à de nombreuses reprises dans ma vie, j’ai décidé au cours de mon chemin de ne pas rester dans la fragilité qu’engendre la victimisation et les traumatismes mais de me relever et de porter ma voix pour celles et ceux qui ne le peuvent pas. Car je suis jeune, je n’ai pas d’enfants, je dispose donc je le crois de plus de libertés pour emprunter ce chemin que lorsqu’il y a une famille entière à nourrir par exemple. Oui, je suis en colère contre les injustices de ce monde. J’ai besoin de le dire et de l’écrire. J’ai besoin de porter un message d’espoir contre les inégalités entre les riches et les pauvres, pour toutes les victimes de guerres dans le monde, pour toutes les victimes de viols, d’inceste et d’abus en tout genre, pour toutes les victimes de l’alcool et de la drogue, pour les animaux souffrant de maltraitances, pour les femmes et enfants battus, pour les déportés, pour ceux qui vivent encore dans la famine, pour les victimes de crimes contre l’humanité… Pour la Paix dans le monde. Pour que la justice du cœur prenne place au milieu du chaos ambiant et pour que cette colère murisse et porte ses fruits. Clémence
