C’est un oui

C’est un oui. Le plaisir est-il nécessaire à l’évolution de l’Homme ? Que ce soient de petits ou grands plaisirs, le plaisir de manger, d’échanger, de prendre la parole, de dormir, d’observer la nature ou encore le plaisir d’une satisfaction. Ne sont-ils pas le résultat de la sensation, de l’agréable au corps, de la vie en elle-même ? Tout cela à ne pas confondre avec le désir. « Je désire découvrir le monde », « je désire devenir un tel », « je désire travailler et gagner ma vie en tant que… ». Ce matin, j’étais à un café philo. Le thème choisit fût « la rencontre ». Un exemple qui m’a marqué est celui-ci: lorsque désir il y a de découvrir les autres et le monde, il faut oser ouvrir la porte de l’inconnu, sortir, descendre de sa maison, de la part connue de son être pour aller vers l’inconnu, pour rencontrer l’art, la culture, ce qui peuple le monde. Et de là pourrait découler l’étrange et agréable sensation d’exister dans le monde, d’y prendre sa place, de voir au-delà de sa zone de confort. Mais pour cela, un désir doit naître du plus profond de l’être, un feu si ardent qu’il est impossible de ne pas y répondre. Tout cela alors même qu’il peut très bien y avoir des plaisirs au sein même sa propre existence, sans chercher à en changer. Ma réflexion aujourd’hui porte sur le fait que pour découvrir le monde, il faut d’abord se mettre en chemin, dépasser les obstacles, voire la prison interne de l’être qui peut maintenir enfermé pour ensuite s’émerveiller de la beauté du monde. Qui n’est autre que mon point de vue… Bon dimanche, Clémence
« Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous » Paul Eluard

Et dire si la rencontre entre deux individus est le fruit d’un hasard ou d’un mystère de l’âme humaine ? L’Univers est si bien organisé qu’il est difficile de croire à un quelconque hasard. Et pourtant, nombre d’individus croient de nos jours et depuis toujours au hasard. L’alchimie entre deux êtres apparaît spontanément, dans une forme extraordinaire qui détourne de l’ordinaire. Des particules élémentaires parviennent alors à une même fréquence: la rencontre. Une intrication quantique, terme de la physique quantique, se produit alors même que rien ne prédisposait ces particules à se croiser. Mais le jaillissement est là ! D’où vient donc cette étrange et si belle harmonie qui se produit alors que l’on se s’y attendait pas ? « Tout est énergie, et c’est là tout ce qu’il y a à comprendre dans la vie. Aligne toi à la fréquence de la réalité que tu souhaites et cette réalité se manifestera. Il ne peut en être autrement. Ce n’est pas de la philosophie. C’est de la physique. » disait Einstein. Aucun mystère, donc, selon l’un des plus grand physiciens de tous les temps. Tout est énergie et matière. Une équipe de chercheurs du Caltech pense que l’espace et le temps pourraient être pixélisés de « pixels de l’espace et du temps »: les particules subatomiques. Dès lors, il n’y a plus à comprendre l’incompréhensible, car tout est là. Les fables et les dogmes de la religion sont parfois mensonges et peuvent endormir l’esprit humain en quête de vérités, là, présentes devant soi. Encore faut-il ouvrir ses yeux pour les voir ! Bonne journée, Clémence
Oui au chaos
Garder la foi en l’imprévu: le chaos. Parfois, le chaos revient. L’imprévu sursaute au moment où l’on s’y attend le moins, il bouscule, renverse, piétine, amorce, creuse. Et si au lieu de le fuir, on essayait de l’embrasser ? Et si plutôt que de le renier et lui fermer la porte au nez, on l’accueillait comme un ami, on lui disait « entre, bienvenu à la maison ». Car comme le stipule la 2nd loi de thermodynamique, il faut de l’énergie pour mettre de l’ordre dans le chaos ! Il en va de même pour l’être intérieur. Là où il y a chaos à l’extérieur, il y a par effet miroir chaos à l’intérieur. Et pourtant, l’espace ne pourrait être rangé sans désordre, la puissance n’existerait pas sans l’impuissance, la joie sans la tristesse, l’amour sans la haine, la vie sans la mort… Même la pensée a du mal à se mettre en ordre dans un environnement éparpillé. Alors si chaos tu adviens, je me promets de t’accueillir, de ne pas te refouler comme j’ai pu le faire à de nombreuses reprises dans le passé. Je me promets de continuer à grandir à tes côtés, à espérer, à rencontrer le miracle dans les moments les plus incertains et à te dire « je t’aime ». Le désordre engendre naturellement de l’entropie et donc tend à accroître le chaos. Vive l’ordre et la structure de la matière. Clémence
Dire pleinement oui à la vie
« Pour la nouvelle année. – Je vis encore, je pense encore : je dois vivre encore, car je dois encore penser. Sum, ergo cogito : cogito : ergo sum. Aujourd’hui, chacun ose exprimer son vœu et sa pensée la plus chère : soit ! Je veux donc dire moi aussi ce qu’aujourd’hui je me souhaitais à moi-même et quelle pensée a cette année été la première à traverser mon cœur – quelle pensée doit être le fondement, la garantie et la douceur de toute pensée à venir ! Je veux toujours plus apprendre à voir la nécessité dans les choses comme le beau – ainsi serai-je l’un de ceux qui rendent belles les choses. Amor fati : que cela soit à présent mon amour ! Je ne veux mener aucune guerre contre le laid. Je ne veux pas accuser, je ne veux pas même accuser les accusateurs. Que détourner le regard soit mon unique négation ! Et, en tout et pour tout, et en grand : je veux, en n’importe quelle circonstance, n’être rien d’autre que quelqu’un qui dit oui. » Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir, §276, Livre IV, « Sanctus Januarius », trad. Floccari cité p.183 de Nietzsche et le Nouvel An (éd. Encre marine) Dire oui en tout et pour tout. Quelque soient les circonstances, accepter son destin pour mieux vivre, pour continuer de penser, pour forger son esprit peu importe le beau ou le laid. Etre en toute circonstance: « Amor fati » de Nietzsch. Chercher un pourquoi à l’existence est-il encore une abnégation du réel? Le pourquoi du mental peut-il être remplacé par la vie en elle-même ? Une vie simplifiée, un destin acceptée, une maladie qui enclenche une renaissance. Le mental n’a de cesse de chercher, de vouloir être reconnu, aimé, de grandir encore et encore. Tout ceci n’est-il pas un leurre ? Faudrait-il se contenter du réel, de l’agréable, de rendre les choses belles par l’œil que l’on y porte ? Car oui, rendre les choses belles peut tout changer dans une vie. De l’oeil moribond aux lunettes du sacré, il n’y a qu’un pas. Une ficelle qui tend et se détend au rythme des vagues de l’océan. Ne pas couler, mais rester léger en surface: une recette ? Certainement pas de formule miracle mais un aiguisement de jour en jour, pas après pas, marche après marche. Voir la vie en couleur amène de la gaité, les pigments de peinture s’affinant avec le temps. Comme Nietzsch, je veux être de celles et ceux qui rient à la vie, qui voient en couleur, qui aspire à comprendre la multiplicité dans la simplicité de l’existence, à reconnaître l’extraordinaire dans l’ordinaire, à faire de ma vie une oeuvre d’art, tout simplement ! Je vous souhaite de faire de votre vie un tableau haut en couleurs. Clémence
Sortir de la démesure
Il faut avoir un pieds en dehors et un pieds dedans pour voir la grande pièce de théâtre dans laquelle nous évoluons. Une société de consommation vouée à la décadence, à la démesure, des excès en tout genre, une parodie humaine plus folle que jamais. Et dire si les jugés fous sont eux-mêmes fous ou s’ils contiennent une sensibilité qui dépasse la norme et qui leur permettent de voir par delà la folie humaine. Le désir de l’Homme est plus que jamais voué à la démesure. Dès lors, comment vivre une vie bonne, propre, profitable à soi et à tous sans fondre dans l’excès ? A juste titre, il est alors nécessaire de s’élever, de voir au-delà des masques sociétaux pour évoluer dans l’être et non dans le paraître. C’est le propre de nombre de spiritualités et de philosophie d’encourager à une vie plus simple, harmonieuse, de rechercher l’unité et non la dualité. Une histoire de conscience ? Que mangeront les enfants de demain si nous pillons toutes les ressources aujourd’hui? Peut-être du bitume… Alors avant que plus rien ne soit, ne serait-il pas judicieux de conscientiser nos dépenses en tout genre ? Non pas qu’individuellement mais collectivement. Le collectif porte, bouscule, se libère là où l’individualiste peine à grandir. Bonne journée, Clémen
Oui au vide et au plein
« Et, à vrai dire, le péripatéticien Lykos disait, comme Leucime, que la joie authentique est le but de l’âme : c’est la joie que procurent les choses belles. » Leucippe Le vide constitue majoritairement l’univers. De l’infiniment petit à l’infiniment grand, il n’y a qu’un pas. Des étoiles les plus lointaines aux particules subatomiques qui constituent la matière, le vide. Et pourquoi avons-nous tant peur du vide, du néant puisqu’il est présent ? De telles angoisses sont telles réalistes? Si l’on en croit Leucippe, le but de l’âme serait la joie authentique. Cela implique de dépasser les multiples peurs et doutes auxquels nous faisons tous face au sein de l’existence terrestre. Si vaste est l’univers, cependant parfois oublié pour s’enfermer dans des fables, des dogmes bien plus rassurants. La vraie joie provient de la contemplation des choses de la vie, de la nature, de l’émerveillement. Mais pour contempler, il faut savoir s’arrêter. Comment agir si l’arrêt signifie le vide, le rien, le non-être ? C’est ici que tout prend sens. S’arrêter pour voir, ressentir dans le présent, dans l’instant, l’immensité de l’univers, se faire humble et petit par rapport à la Grandeur. Dans l’ici et maintenant, la joie peut dès lors apparaître. Il est difficile de voir et de ressentir au-delà de la simple apparence matérielle, physique. Non plus une opposition marquée mais un non-attachement nuancé. Grandiose est la physique, la science a toute sa place, non pas pour tout comprendre mais pour mieux ressentir et admirer l’inimaginable, qui se trouve, ne sait-on jamais, dans une abysse profonde. Clémence
Oui au mystère de l’existence
« La plus belle chose que nous puissions éprouver c’est le côté mystérieux de la vie. C’est le sentiment profond qui se trouve au berceau de l’art et de la science véritables. » Einstein. Par quel regard observer la beauté du monde ? Le mystère de la vie est partout, au-delà des croyances erronées, qui peuvent être le fruit d’un manque de culture et de connaissances. Il est facile dans ce monde de s’enfermer dans des certitudes, de croire en des dogmes, d’être prisonnier d’une religion ou d’un mode de pensée. Je crois à une philosophie qui ouvre l’esprit, exotérique, qui élargit la pensée sur le monde, la société, qui cherche à déconstruire les fausses vérités, pauvreté d’esprit, l’orgueil spirituel, les dogmes… Exister au regard du monde ultra-connecté n’a jamais été aussi simple qu’aujourd’hui mais cela tend à refléter pourtant un manque d’ouverture à l’autre, un enfermement dans une bulle, une jeunesse qui cherche à donner du sens à la vie en se regardant le nombril, en n’écoutant plus ses aînés et donc parfois en s’endormant. Le sophisme est partout, il suffit d’une faille existentielle, une bonne communication et l’arnaqueur trouve de multiples proies. L’art et les sciences ont le mérite d’être recherchées, de s’intéresser à la beauté du monde, de comprendre, de se renseigner, d’aborder des questions, d’y réfléchir, de faire fonctionner son esprit critique, d’examiner. En bref, une réponse à une quête d’évolution, non pas qui enferme mais qui ouvre au savoir, à la vie, au fonctionnement du vivant. Clémence
Oui aux enfants
« Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » Jésus. Faisons suite aujourd’hui à la prise de hauteur et à l’assomption du 15 août avec l’Evangile du jour qui nous parle du royaume des cieux, dont seuls ceux qui ressemblent à des enfants y entreront. Qu’est ce que cela signifie concrètement. Interrogeons-nous sur cette puissante phrase de Jésus, non pas pour y foncer tête baissée mais bien pour élargir notre champ de vision, les pensées et la réflexion. Comment se comporter comme un enfant de nos jours dans une société qui attend de chacun d’être un bon citoyen ? Comment être enfant en étant adulte ? Devenir adulte signifie prendre ses responsabilité, savoir ce que l’on souhaite accomplir, ne plus dépendre d’autrui, tel qu’un enfant dépend de ses parents. Il s’agit de prendre le choix de ses responsabilités, les rênes de sa vie et d’avancer consciemment pour grandir en vertu. Alors au milieu des urgences, des complexités de l’existence, parfois même de la survie, la paix intérieure semble lointaine. Cet état intérieur, portant un regard de plénitude et d’humanité profond sur la vie, tels que le vit un enfant sécurisé, est accessible à chacun d’entre nous: la reconnexion à la source, au feu intérieur, à la création. Se défaire de tous les conditionnement, certitudes, illusions façonnées par l’existence pour honorer la source et la rejoindre. Voilà une piste de réflexion qu’il m’eut été donné de vivre au cours de mon chemin. Il m’est très cher et important d’écrire ces mots en concordance avec ce que je vis. Clémence
