L’assomption
D’après les chercheurs, la génération Z est la « génération perdue ». Etant moi-même née en 1998, je m’interroge sur l’avenir des générations à venir. Je sais que je ne vais pas me faire que des amis en écrivant ceci, mais vivre sa vie par Instagram aura probablement des répercussions à long terme, tel qu’une déconnexion de la réalité. Dès lors, quelles solutions pouvons-nous questionner en ce premier quart de siècle écoulé ? L’assomption représente une occasion réelle de prendre de la hauteur, de s’interroger sur les manières d’agir, sur les comportements à adopter. Un fil rouge se dresse entre les plus jeunes et les plus âgés d’entre nous. Jeunes, avons-nous la sagesse et l’humilité d’écouter nos aînés ? Car oui, ils ont fait ce qu’ils ont pu, pas toujours le bien sur la planète, mais ils ont tiré des leçons qui peuvent déterminer notre avenir sur Terre. Ne les négligeons pas. Jeunes, nous aspirons tous à la liberté, à nous libérer des chaînes de pensées du passé, de nos ancêtres etc. Cette voie est diligente, d’autant plus qu’elle peut entraîner de l’errance ou à suivre par manque de discernement le mouvement global et peut-être se perdre. Mon objectif est simple : tisser un fil rouge entre les jeunes générations et la sagesse des anciennes générations, un fil intergénérationnel qui permettra à chacun de s’exprimer et de se porter mutuellement. Pour ne plus que nos aînés se sentent délaissés par le monde ultra connecté et pour que les plus jeunes trouvent un point d’ancrage solide pour avancer en toute sérénité. Bonne journée
Oui au don de soi
“L’Amour vit par le sacrifice et se nourrit par le don. Sans sacrifice, il n’y a pas d’amour » Saint Maximilien Kolbe Par cette citation, Saint Maximilien Kolbe oriente nos pensées et nos gestes vers la paix dans le monde, pour ceux qui souffrent, pour les déportés, les humiliés, les pauvres, les démunis, les esclaves du monde capitaliste, les violés, les violentés, les victimes d’injustice… Il nous fait remarquer que sans sacrifice, point d’amour. La paix ne se trouve pas à l’extérieur mais à l’intérieur du cœur, dans le recueillement et la méditation. Un sacrifice peut être un temps de jeûne, un temps de solitude volontaire sans écran… Se rappeler qu’au-delà de la triste actualité et du monde mort, il y a chaque jour des êtres humains, des hommes, des femmes, des enfants, des êtres vivants, des animaux… qui croulent sous les bombes, qui sont affamés, qui portent le deuil. Et de l’autre côté, l’opulence, le non-respect, le manque de fraternité, des richesses exacerbées. Le creux entre les riches et les pauvres s’agrandit chaque jour un peu plus, teinté d’indifférence. Où est donc passé le cœur ? Mais justement, la beauté de la Vie révèle qu’une reconnexion profonde est possible n’importe quand et n’importe où. Il relève de notre devoir de citoyen de ne pas sombrer dans l’indifférence, la froideur, la fausseté, la méchanceté. En chacun d’entre nous se trouve un côté sombre et un côté lumineux. Quel côté choisissons-nous de nourrir à chaque instant ? L’Homme possède une clef d’Amour : le choix. Le libre arbitre d’agir pour le bien ou pour le mal. Choisir le bien, c’est s’orienter du côté de la lumière, de ceux qui en ont besoin, de la joie que portent les enfants, de l’amour inconditionnel, de la bonté et de la FRATERNITE. Mais c’est surtout choisir consciemment de délaisser l’individualisme, le petitesse, la pouvoir, la gloire et tout ce qui rabaisse considérablement et globalement l’Etre Humain. Un message à la fraternité, car le monde en a cruellement et solidement besoin. Pace e Bene. Clémence
Oui à la vie et à la mort
« A la vérité, pour s’apprivoiser à la mort, je trouve qu’il n’y a que de s’en avoisiner » Michel de Montaigne (Essais, Livre II, ch.6) Pourquoi la mort nous angoisse-t-elle tant ? Le gouffre de sa représentation est en soi effrayant: un abysse, les ténèbres, la vie sans vie. Il n’est pas envisageable de mourir car cela signifie la fin d’une existence matérielle, de ce que la vie a à offrir superficiellement. Certes, tout cela est le reflet de la première vie d’un être humain. N’existe-t-il pourtant pas une autre dimension, spirituelle, vivante où l’émerveillement en serait les prémisses ? Point d’extravagance, mais simplement poser un regard nouveau, empreint d’amour, de joie, de vie sur les choses simples de l’existence. Entrer dans un champ nouveau, plein de fleurs, où les rayons du soleils illuminent la Terre de sainteté, où les graines sont arrosées par l’eau de pluie, où la vertu prime sur le vice. Faire face à la vie et ascensionner vers une existence pleine de sens, dénuée de faux semblants, de craintes futiles, pouvant amener à une forme d’abnégation. Sacrifier une vie de futilité pour grandir vers une vie d’amour pour les autres, d’ouverture de coeur, d’altruisme, de vérité. Mais attention, ne nous leurrons pas, la recherche de la vérité a un prix. Elle requiert de délaisser les masques, les illusions, les faux-semblants, de peut-être perdre des amis, de se faire des ennemis. Non pas simple à vivre mais un combat de chaque instant qui amènera, sans nul doute, à une vie de plénitude, de patience, de paix intérieur. La recherche de la vie est une forme de recherche de vérité à chaque instant, avoisinant la mort sans jamais lui faire face. Clémence
Oui à la douceur de l’âme
La douceur n’est-elle pas le fruit d’une âme qui a pardonné ? Il arrive parfois que le chemin soit flou, que les contours ne soient pas encore visibles, qu’une partie du soi ne se soit pas encore exprimé. Sénèque disait dans La brièveté de la Vie: « Vous vivez comme si vous deviez toujours vivre; jamais vous ne pensez à votre fragilité ». L’environnement est parfois source d’assiègement, de lourdeur, de grossièreté. Il ne tient qu’à nous de nous en libérer et de tendre vers plus de finesse, d’harmonie, d’amour, de joie… On a souvent dit de moi que je suis une bisounours qui ne voit que le positif. Mais c’est bien parce que j’ai eu à connaître à plusieurs reprises la noirceur de ce monde que la beauté peut m’apparaît aujourd’hui. « On ne voit bien qu’avec le coeur » disait Saint Exupéry. Le coeur est le reflet même de la beauté du monde. Sans cœur, le monde devient froid, fade, triste, sans vie, fragile… il nous importe de cultiver les choses belles et heureuses, les simplicité du quotidien qui rend l’existence pleine de bonté. L’harmonie n’est pas un don en soi, elle se cultive, s’apprend, se partage mais surtout se vit au plus profond des racines humaines. Car oui, l’incarnation se cultive dans le corps pleinement ancré dans le monde et non dans un idéal exalté d’incertitudes et d’hypothèses. Belle journée, Clémence
Oui à la patience
S’il y a bien une vertu riche au chemin, il s’agit de la patience. Gratifie le temps vécu pour ce qu’il a à t’apprendre, Car une fois la machine en route, difficile de revenir en arrière Lao Tseu disait si poétiquement: » La nature fait les choses sans se presser, et pourtant tout est accompli ». Peut-on revenir à une vie simple, faite de conscience et de connaissances, sans arracher à la vie le pouvoir de la matérialité et de la destruction? Si planter des graines dépend de notre volonté, faire pousser l’arbre n’est pas de notre ressort. Ce n’est pas « je » qui décide ni quand ni comment les choses arriveront, mais bien le cours naturel des choses. Il est précieux aujourd’hui de revenir à un temps naturel, sans vouloir précipiter les choses. Patience, patience… Clémence
Saint Dominique
Souvenons-nous aujourd’hui de Saint Dominique, un homme sage qui donna sa vie pour le salut des Hommes, des pêcheurs. Il parcourait l’Europe à pieds, allant de l’Espagne, son pays natal, au pays Cathare, en Italie, puis dans le Nord de l’Europe. Sa sainteté s’exprima dès sa jeunesse où sa bonté se révéla rapidement au monde. Humble face à Dieu qu’il servait brillamment, le courage ne manquait pas à cet homme qui ne relâcha pas d’une semelle son travail à faire le bien sur la Terre pour les autres. « La semence du salut est versé dans les larmes » disait-il avec grande bonté. N’a-t-on point peur aujourd’hui de se faire petit / petite face à la grandeur de l’univers, de pleurer des larmes de joie, de laisser sortir la douleur comme offrande à la vie ? La moisson ne nous appartient pas mais les graines plantées, si. La vie nous accorde sa lumière, sa miséricorde si nous osons franchir les barrières de notre être pour prendre la route de l’amour de toute chose… Belle journée, Clémence
Oui au détachement
Renoncer ou avancer ? La vie offre parfois des choix cornéliens: un besoin de sécurité, des opportunités à ne pas louper, des décisions difficiles à prendre. Sont-elles réellement pesantes ou est-il possible de les rendre légères ? Je me questionne aujourd’hui sur la manière de servir au mieux la vie. Qu’est-ce que servir la vie ? S’agit-il d’honorer les propositions lumineuses proposées, de renoncer à un certain confort, de faire des sacrifices ? En cette année de Jubilé portant pour thème « les pèlerins de l’espérance », il est parfois temps de porter sa croix, sa repentance, d’honorer le vivant et de rendre grâce pour tous les cadeaux que la vie nous offre au quotidien. Est-il temps de mourir pour renaître, de vivre une résurrection? Chaque vie porte en réalité deux vies. Mourir à la première, à la version fausse, falsifiée, restreinte pour laisser fleurir un coeur pleinement ouvert, désireux de faire le bien autour de soi, d’accepter la réalité sans s’y conformer. Mais à quel prix ? Peut-être au prix de la douleur, de la souffrance, du « stigmate » porté en soi pour la transformer et laisser transparaître la lumière dans l’obscurité. Du mystère Pascal… A la vie et à la Paix Clémence
Oui tout simplement
Aujourd’hui (06/08/2025) est fêtée la Transfiguration du Christ dans la religion catholique. La lumière de Dieu qui est apparu à Jésus sur la montagne du Thabor présente aussi le don de transformer les blessures en rose divine. La rose, symbole marial, guérit, apaise, illumine les plaies. Celles-ci auparavant fermées de rancune, de peurs, d’avidité, de colère, de ressentiment peuvent se transfigurer en bonté, amour, beauté, joie, paix. Cela à condition d’ouvrir complètement son cœur à la vie, qui nous attend. Les blessures sont parfois tellement endurcies et épaisses qu’elles ressemblent aux épines de la rose, les fameuses défenses qui interdisent l’autre de s’approcher au risque de se faire piquer. Alors comme l’exprime si bien Saint Exupéry, l’important réside dans l’apprivoisement de cette rose, qui d’un abord fermé, regorge aussi de 1000 et une ressources. Je me trouve actuellement dans un ermitage situé les montagnes italiennes. La pureté de la roche et des montagnes alentours rendent l’expérience immersive et transformatrice, à l’image d’un sommet de montagne atteint avant de redescendre dans la vallée et d’expérimenter d’autres expériences… Je vous souhaite une journée transcendante en la présence de la lumière… qu’elle illumine le coeur des souffrances terrestres. Clémence
