Oui à la sagesse et à la raison

Sommes-nous tous contraint ou jouissons-nous d’une liberté même lorsque l’extérieur ne confirme pas notre sentiment intérieur ? Les peurs font parties du chemin, de la voie. La sagesse et la spiritualité nous enseignent d’essayer de les dépasser et de ne pas se laisser envahir. Une envie profonde traverse le chemin mais trop de barrière persistent ? Il est souvent dit que les barrières extérieures sont le reflet des limitations internes. Comment les dépasser, lâcher prise sans se tromper, en naviguant à l’aveugle ? Comment faire face à l’adversité même lorsque la lumière ne semble pas présente ? Alain disait si poétiquement: » La peur est ce qui gronde dans le courage. La peur est ce qui pousse le courage au-delà du but ». L’audace est-elle la clef pour vaincre l’ennemi intérieur, qui parfois paralyse ? Se lancer sans certitude que tout sera parfait, en lâchant le contrôle. Attendre et faire confiance. Le pont apparaît à celui qui toque à la porte de sa vie… Belle journée, Clémence

Oui à la marche en pensées

La pensée se nourrit dans le mouvement. Tous les grands sages de l’Histoire ont toujours marché. Qu’il s’agisse de Jésus, Bouddhas et tant d’autres, ils ne restaient jamais immobiles. Le mouvement entraîne l’engrenage, fortifie, permet d’affronter plus sereinement les beaux comme les moins beaux moments de la vie. Parfois, marcher dans le brouillard est salvateur. Etre dérouté de son chemin mentalisé pour mieux se retrouver, pour mieux se recentrer. La voie ne ressemble pas à une autoroute toute tracée mais à un chemin de montagne, parsemé de collines, de sentiers parfois vertigineux, de descentes provoquées, d’obstacles à franchir ou à contourner, de sommets et parfois d’envols. Marche, marche et marche encore, la voie s’ouvrira. Clémence

Oui à la solitude choisie

La solitude est-elle une condition sinequanone à l’accomplissement de l’être humain sur Terre ? Assailli quotidiennement par les tentations, les désirs, les plaisirs de la vie, il arrive parfois d’oublier la véritable nature, au delà de toute superficialité. Vivre en simplicité, dans l’essentiel, se délester des poids pesants. S’alléger. Grimper, monter la montagne, prendre les flans opposés. Qu’est-ce qu’une vie simple, dépouillée des faux-semblants ? Porter en soi le coeur des Hommes, les souffrances de l’humanité. Mais d’abord les siennes, pour les transformer en Amour. Tel est l’expérience de l’ermite, si rare et si précieuse de nos jours. Sortir de l’individualisme et de l’égoïsme pour entrer en communion avec le monde et les autres. Tous ensemble pour un monde plus juste, fraternel, joyeux, vivant, dans l’amour de chacun. Clémence

Oui au pardon

Aujourd’hui, c’est la fête du pardon d’Assise célébrée dans le monde entier. Pardonner à son prochain ou à soi-même est un long processus, à la fois de discernement, de compréhension profonde, d’auto examen, de méditation… La grotte des innocents de Bethleem offre à chaque enfant innocent de méditer et de pardonner à son agresseur. Certes, avoir mal s’avère légitime quand la douleur infligée dépasse la cruauté. Parfois, nous pouvons aussi nous complaire dans notre propre douleur et y rester figé. Cela affecte alors notre environnement, nos relations se dégradent, la vie devient ingrate, nous nous leurrons sur notre sort. Et puis un jour, une lumière apparaît. Celle d’accepter pleinement la douleur, de la ressentir, de méditer dessus et d’en faire offrande à la vie. La chrétiens méditeront d’abord la souffrance du Christ sur la croix, calomnié, humilié… puis leur propre souffrance. Enfin ils méditeront sur la souffrance de l’humanité, ce qui permet de s’ouvrir aux autres et de relativiser sur ce que l’on ressent. Cela aide également aux sentiments délétères de colère, de vice, de vengeance d’être libérés et transformés en amour et en pardon pour son prochain. « Amor Fati », l’amour du destin de Nietzsche aide à prendre de la hauteur, à relativiser le mal vécu pour en trouver la force et grandir. Spiritualité et philosophie vont dans le sens de la vie vertueuse, du bien envers autrui, d’un comportement plus juste au regard de la société. Aujourd’hui, je décide de dire un grand OUI au pardon. Belle journée, Clémence

Oui à la liberté

S’affranchir: est-ce une ode à la liberté ? Le renouveau donne tant d’espoirs. La liberté vient-elle du fait de s’affranchir de ses chaînes ? Partir et s’envoler tel un aigle, sortir de la cage effrénée et vivre. Non pas vivre à la démesure, mais dans l’alignement de la justesse relative. L’aigle voit à 360 degrés, prend les courants d’air chaud, n’a pas peur des tempêtes, qui actent de tremplins vers son accomplissement. Alors une question me vient à l’esprit: faut-il continuellement tout quitter pour œuvrer ? Faut-il laisser derrière soi l’encombrement, les fardeaux, les peurs, des pertes mêmes ? La vie ne regorge-t-elle pas d’exaltations et de cadeaux même dans l’épreuve ? Cela dépend probablement du champ vision qui zoom sur le moindre détail ou sur la toile toute entière ? Pour moi s’affranchir, c’est oser faire de sa vie une œuvre d’Art. Belle journée, Clémence

Oui à la bonté de l’âme

Je me réveille ce matin avec l’importance de savoir manier l’âme humaine. A tout moment, elle peut retomber dans l’oubli. La volonté lui permet de se redresser et de croître. Chaque nouveau matin présente ainsi la possibilité de se remettre en route, d’aller chercher l’exaltation de l’âme et de continuer à marcher. Peu importe les tempêtes, comme le disaient les stoïciens, il faut savoir apprécier la vie dans son ensemble. Un ours rugit ? Une tempête surgit alors que tout allait bien ? Rester calme en toute circonstance et ne pas céder aux pulsions du corps. Chaque pas devient dès lors une possibilité de croissance, de mise en mouvement, de redressement. L’âme humaine est si vaste, mais est aussi mue au cloisonnement du corps. L’esprit a-t-il des limites ? Jusqu’où peuvent s’accroître les capacités de l’âme ? Le cerveau n’est-il pas un instrument au service de l’Esprit ? A la mesure de pièces à parcourir, comme le dit l’Alchimiste Patrick Burensteiner, la vie est une mise en mouvement permanent pour faire entrer la lumière dans l’obscurité et gagner en lucidité. Belle journée, Clémence

Oui à la vie parfois escarpée

Et si le passage de la montagne nécessitait d’abord l’intégration du premier pan de celle-ci ? Il m’arrive souvent sur mon chemin de choisir les sentiers les plus escarpés, les faces Nord périlleuses. Je remarque à plusieurs reprises que le choix d’un chemin peut se porter à la fois sur une longue montée sécurisée ou sur un couloir qui demande, du coup, d’être assuré. Mon interrogation porte ce matin sur l’intégration des parts d’ombre de l’être. Et si l’erreur en soi devenait un passage pour grandir sans se réprimer ? Et si prendre le couloir de la face Nord d’une montagne, comme pourraient le faire des alpinistes chevronnés, ne représentait pas un danger en lui-même mais une bénédiction? La vie est belle et bien faite. Même lorsque je crois être seule pour affronter ou surmonter une partie de mon être, la vie place toujours sur mon chemin la bonne personne qui va pouvoir m’assurer et passer ensemble de l’autre côté. J’exprime ici une forme de gratitude pour les obstacles de la vie. L’erreur est à mon sens, fondamentale pour grandir en conscience. Sans erreur, tout serait parfait et l’évolution ne pourrait pas être au rendez-vous, qui se base avant toute chose sur la rencontre. Les endroits les plus lumineux sont également ceux qui reflètent le plus d’ombre. Une invitation à la prudence, donc, plus qu’à la méfiance, car l’on ne saurait jamais trop retomber d’une aventure exaltante. Bonne journée, Clémence

Oui au discernement

Toujours avec Confucius et sa citation: « Le maître désapprouvait quatre choses: l’opinion personnelle, l’affirmation catégorique, l’opiniâtreté et l’égoïsme ». Cette phrase prend tout son sens aujourd’hui dans la société capitaliste et mondialiste dans laquelle nous vivons. L’égoïsme est parfois à son paroxysme, les plus démunis en pâtissent. La mondialisation offre tout, tout de suite. Nous pouvons acquérir avec la seule aide d’une carte bancaire tout en une fraction de seconde. Mais il est aussi possible de tout perdre en rien de temps. Les extrêmes forment des vagues, voire parfois des tsunamis. Le discernement prend alors tout son sens pour rétablir l’équilibre, l’harmonie entre deux polarités extrêmes. Existe-t-il une vie digne dans laquelle se satisfaire des moments simples du quotidien sans toujours courir vers des rêves inatteignables ? Et si la véritable réussite personnelle passait avant tout par l’harmonie présente en soi et avec son environnement ? Chose bien complexe. Après plusieurs années à avoir parcouru l’industrie, les différentes spiritualités, la psychologie, j’en reviens toujours au même point et à mes premiers amours: apprendre à vivre une vie philosophique, dans l’amour de la Sagesse. Comme disait Socrate « Je sais que je ne sais rien ». La véritable humilité ne réside-t-elle pas dans l’apprentissage constant d’une vie bonne qui soit profitable à autrui et à la société ? Belle journée, Clémence